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Les 9 PLUS BEAUX MOTEURS de série de tous les temps!

Aujourd’hui une fois n’est pas coutume cette vidéo sera exclusivement faite de subjectivité. Je vous livre mon top 10 des plus beaux moteurs de tous les temps montés sous le capot de voiture de série. On se fait juste plaisir en admirant l’esthétique de certains du plus beau chef d’œuvre mécanique de tous les temps.

Les couvre culasse en plastique n’ont donc pas leur place ici, tout cache misère vous l’aurez compris étant immédiatement éliminatoire. Vous êtes prêts bien installé c’est parti.

9 – Alfa-Romeo Bialbero

Affectueusement surnommé Bialbero en Italie puis en France ce petit moteur 4 cylindres voit le jour en 1954 sous le capot de la toute nouvelle Giulietta. Développé et mis au point par l’ingénieur motoriste Giuseppe Busso, il possède un niveau de sophistication absolument inconnu sur les moteurs de série de l’époque Tant le bloc que la culasse sont réalisés en alliage d’aluminium.

Cette dernière arbore fièrement deux arbres à cames en tête. L’appellation Bialbero en italien en est d’ailleurs le reflet. Chaque cylindre reçoit deux soupapes. Celles d’échappement sont refroidies au sodium. Avec un alésage de 88 mm et une course de 68,3 mm le moteur est de type super carré. D’une cylindrée de 13 centimètres cubes il développe 80 chevaux à sa sortie ce moteur sera décliné dans de nombreuses versions en série ainsi qu’en compétition.

Il terminera sa vie sous le capot de la

155 en 1993 en version 2 litres double allumage dénommé twin spark. Tant la technicité que la présentation étaient inédites sur un véhicule abordable à l’époque. L’aluminium brossé des couvre culasse alliés aux deux carburateurs double corps weber ont fait rêver toute une génération d’apprentis pilotes et ce pendant plusieurs décennies. S’il ne s’agit pas du plus beau moteur de cette sélection, il mérite toutefois sa place dans le classement étant sans conteste le plus accessible et de loin en termes de prix d’achat et d’entretien autrefois comme aujourd’hui.

8 – Maserati 3200

Lancée en 1998 la Maserati 3200 GT est la première voiture entièrement étudiée et mise au point après la reprise du constructeur au trident par Ferrari. La ligne novatrice dessiné par Giugiaro habille un châssis tout aussi nouveau. Toutefois le moteur ne doit rien à Ferrari.

En effet il est dérivé de celui de la précédente Maserati Shamal lui-même une évolution des fameux V8 bi-turbo des années 80. Il s’agit d’un V8 ouvert à 90° de 3 litres de cylindrée gavé par deux turbocompresseurs. Il possède tous les attributs des moteurs de pedigree : tout d’abord deux arbres à cames en tête déplaçant 32 soupapes un vilebrequin en croix, un boîtier papillon motorisés ainsi qu’un accélérateur électronique. Le moteur développe 370 chevaux mais surtout un couple de 490 newtons mètres. Au-delà de son caractère très attachant car tout bonnement explosif sa présentation restera dans les annales comme l’un des plus beaux moteurs que l’industrie italienne ait produit. Les culasses peinte en rouge sur lesquelles sont visibles les inscriptions 8V 4AC 32V sont immédiatement reconnaissables.

Le collecteur d’admission en métal posé au centre ajoute à l’effet musculeux du moteur tout en cachant intelligemment la plupart des câbles et tuyaux que d’autres constructeurs dissimulent généralement sous des caches en plastique au goût plus ou moins douteux. De la très belle ouvrage pour ce moteur qui restera dans la légende pour son esthétique d’autant qu’il signait sur ce coupé son chant du cygne.

7 – Chevrolet 572

L’Europe ainsi que les Etats-Unis produisaient des voitures rapides et puissantes bien avant la seconde guerre mondiale La quasi-totalité de ces autos n’était toutefois accessible qu’aux personnes fortunées. Depuis les années 50 les constructeurs américains se livrer une bataille rangée sur la démocratisation des voitures rapides. Cette lutte s’intensifiera dans la décennie suivante.

En effet un nouveau type de véhicule fait son apparition : ils sont dénommées les muscles cars. La recette est simple : le plus gros V8 possible dans une caisse de type coupé à trois portes. Depuis cette époque le nombre de moteurs V8 proposé par les big three est juste exceptionnel. Se distinguent dans la catégorie big blocks quelques références dont ce 572 de chez Chevrolet. Lancé en 1998 il est toujours disponible comme pièces détachées au catalogue du constructeur. Aujourd’hui s’il est entre destiné à la course, il est également disponible est monté sur de nombreux véhicules street legal aux Etats-Unis. Les chiffres donnent le tournis 9,4 litres de cylindrée 620 chevaux et 880 newtons mètres de couple. Le tout avec seulement 2 soupapes par cylindre. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui est l’esthétique. Sur ce point il n’a rien à envier à beaucoup de moteurs européens.

En effet tant les couvre culasse peints au choix en rouge ou en noir siglés du fameux 572 Chevrolet que le répartiteur d’admission au-dessus duquel trône un immense carburateur suffisent à assurer le spectacle. Une présentation soignée et spectaculaire pour l’un des plus beaux représentants d’une spécialité typiquement américaine les fameux V8 essence big block.

6 – Dodge Viper V10

Voiture l’iconique car totalement excessive la Viper a marqué les esprits dès son lancement en 1992 non seulement par une ligne à nul autre pareil mais aussi grâce à des sensations de conduite parmi les plus viriles du marché. La pièce maîtresse de l’orchestre était sans conteste le moteur de type V10 atmosphérique ouvert à 90°. Basé sur un moteur de grande série le Chrysler LA monté entre autres sur le fameux Dodge RAM il est profondément revu par Lamborghini.

Le bloc initialement en fonte est désormais coulé en alliage léger. Ce sera la seule concession faite à la modernité.

En effet chaque culasse quoique en aluminium ne comporte que deux soupapes par cylindre. L’unique arbre à cames est posé au milieu du V et actionne les soupapes par l’intermédiaire de tiges et de culbuteurs. Cependant le moteur se rattrape par une cylindrée totalement délirante pour l’utilisation dans un roadster.

En effet il cube rien moins que 8 litres. Ceci lui permet de développer la puissance de 400 chevaux mais surtout un couple de 630 à 813 newtons mètres selon les versions. Si toutes les évolutions de ce moteur proposent une présentation spectaculaire la version 2 8 litres trois montées sur la SRT 10 est probablement l’une des plus désirables. Aux couvres culasses peint en rouge et surplombés des inscriptions Viper s’ajoutent un collecteur d’admission central en aluminium du plus bel effet. L’ensemble est spectaculaire en vrai encore plus qu’en photo la taille des différents éléments le rendant tout simplement unique.

À noter que ce moteur en plus de présenter une esthétique superbe ainsi que des performances de missile a aussi pour lui une incroyable fiabilité ainsi que des coûts d’entretien de simples truck. Raison de plus pour lui octroyer une belle place dans ce classement.

5 – Rolls-Royce Silver Ghost Tourer

6e voiture conçue par Henri Royce le châssis AX201 du modèle 40/50 hp fut dévoilé en 1907. Dotée d’une carrosserie entièrement en aluminium poli ainsi que d’accessoires en argent pur elle prend rapidement le surnom de silver ghost ou fantôme d’argent Si les observateurs s’extasient sur le niveau de confort de ses autos ainsi que sur leur silence peu mentionnent le moteur six cylindres en ligne en fonte de 7 litres de cylindrée.

Il développe de 48 à 80 chevaux selon les années. Fonctionnant selon des régimes de rotation extrêmement lent et doté d’un double allumage, l’accent est clairement mis sur le silence de fonctionnement et l’éradication des vibrations. Si toutes les versions de ce moteur sont évidemment célèbres c’est probablement dans sa version montée sur la Tourier qu’il est le plus beau. En effet il y dévoile fièrement ses deux culasses surplombées par deux magnifiques collecteurs d’admission en cuivre poli. Les puits de bougies cuivrés ainsi que l’agencement des câbles sous capot sont traités avec un sens du détail et de l’esthétisme rarement rencontrée depuis. De la très belle ouvrage dont l’accessibilité reste relative le modèle étant aujourd’hui côté près de 100 millions d’euros.

4 – Duesenberg Straight 8

Construits entre 1921 et 1937 les huit cylindres en ligne Duesenberg ont durablement  En particulier en ce qui concerne les versions postérieures à 1928. En effet certaines versions de ses moteurs proposaient de réelles innovations pour l’époque tels que deux arbres à cames en tête ou encore une distribution à 3 ou 4 soupapes par cylindre. Certains modèles étaient de plus pur alimenté par l’utilisation de compresseur volumétrique. Tout d’abord construit pour la course ils ont ensuite équipé les modèles de série à partir du milieu des années 20. Cubant entre 15 centimètres cubes et 4,9 litres ils développaient les puissances ahurissantes pour l’époque de 265 à 320 chevaux.

Reconnaissables à l’avalanche de chromes qui sur certains modèles recouvre également les flexibles de protection des tuyaux d’échappement ce moteur est une véritable légende. Le couvre culasse quant à lui poli ou même chromé montre fièrement le logement des deux arbres à cames. Arborant souvent un bloc peint en vert ces moteurs étaient de plus montés sur des châssis carrossée pour la plupart de manière absolument spectaculaire. Tant la démesure en termes de puissance et de performances que le soin maniaque apporté à la présentation ont permis à ce moteur est à la marque de se forger une légende intemporel aux Etats-Unis et dans le monde entier.

3 – Ferrari Colombo

Ingénieur automobile, la carrière de Gioacchino Colombo a commencé en 1937 chez Alfa-Romeo. Après la fin de la deuxième guerre le directeur technique de chez Alfa Corse un certain Enzo Ferrari décide de construire sa propre voiture de course. Il contacte donc Colombo et l’engage pour développer le moteur de cette auto. L’architecture V12 est retenue. Le moteur cube 1500 cc à sa sortie. Initialement développé pour la course il sera monté sur la quasi-totalité des modèles de route de la marque durant les années 50 et 60. L’entraxe des cylindres de 90 mm permettra des augmentations de cylindrée très importantes comme le prouve cette version 2 5 litres monté sur la Ferrari 412i jusqu’en 1989. Le moteur aura alors gagné deux arbres à cames en tête ainsi qu’une injection électronique. Pour l’anecdote la peinture des culasses en rouge fut inaugurée sur la Ferrari testarossa de 1948 équipé d’un moteur Colombo. Pour revenir à la série toutes les versions de ce moteur proposent une présentation spectaculaire. La version 3 litres monté sur la plupart des Ferrari de la série 250 reste probablement la plus emblématique mais aussi la plus belle.

2 – Jaguar XK6

Conçu par l’ingénieur Williams Heynes et produit par Jaguar entre 1949 et 1992 le moteur xk6 est l’un des plus fameux de l’histoire de l’automobile. Tant son palmarès que sa longévité en font une véritable légende. 6 cylindres en ligne de type longue course il sera initialement présenté en deux cylindrées 3.4l et 4.2l. Le but initial était de s’assurer un moteur pouvant motorisés non seulement les voitures de course mais aussi les voitures de route. Le bloc en fonte est surplombé d’une superbe culasse qui fait rare pour l’époque renferme deux arbres à cames. Cette disposition permet d’atteindre des régimes de rotation élevés favorables à l’obtention de puissance. La première utilisation en production de ce moteur fut sous le capot de la sublime jaguar xk120 en 1948 en cylindrée 3 litres 4.

L’alimentation est alors confiée à deux carburateurs SU.

Ayant motorisé de nombreuses autos de course dont la célèbre type D dans les années 50 c’est sous le capot de la non moins sublime type E en version 3,8 l dévoilé en 1961 qu’il marque les esprits par son esthétique. Les couvre culasses en aluminium poli sont du plus bel effet tandis que la batterie de trois carburateurs SU complète le chef-d’œuvre mécanique et esthétique. Dans cette configuration il développe 265 chevaux ainsi qu’un couple de 35,9 mkg une performance incroyable pour l’époque.

Instantanément reconnaissable par tous passionnés ce moteur connaîtra également une très belle longévité car il sera utilisé à toutes les sauces en compétition et sur la route durant trois décennies et perdurera même sous le capot de la Daimler DS240 jusqu’en 1992.

1 – Alfa-Romeo V6 Busso

Dévoilé en 1979 sous le capot de l’Alfa 6 le fameux V6 Alfa-Romeo fut produit jusqu’en 2005. Conçu par l’ingénieur Giuseppe Busso, il s’agit d’un v6 à 60° dont le bloc et les culasses sont réalisés en alliage léger. Le passage à l’injection en 1979 puis l’augmentation de cylindrée à 3 litres en 1987 furent les premières évolutions. Mais c’est le passage au montage transversale sous les capots de véhicules de type traction qui construira pour de bon sa légende en termes esthétiques. Le plénum est alors déplacé au-dessus du couvre culasse du banc arrière du moteur. Les cylindres seront reliés au plénum par des tubulures métalliques. Recouvertes de chrome elles sont aujourd’hui souvent reconnus comme signature du v6 Alfa.

Si tous les moteurs montés à partir de 1992 exhibent fièrement leurs superbes pipes chromées, le plus emblématique de tous reste sans conteste la version 3,2l de 24 soupapes monté sur la très belle 156 gta puis sur la 147 à partir de 2002.

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